VEUVE CHERCHE HOMME

En doublant quelques mètres avant la ligne un bon monsieur qui a dû me détester de lui voler une place à l’arrache veuve cherche homme. Ce n’est d’ailleurs pas forcément agréable pour ceux qui m’entourent car je les entraîne contre leur gré dans la valse des doublements et redoublements… Au 26 ème, je joue encore à saute-mouton avec deux ou trois coureuses et le pied tient toujours… Au 30ème aussi. J’écris “des choses” mais c’est surtout des gens en fait. J’ai gémi que je ne voulais pas d’un troisième chat ! Les deux premiers m’étaient tombés dessus sans crier gare ! “ Et non, je ne veux surtout pas le voir ! ” (je me connaissais trop bien).   J’ai hésité quelques secondes à la suivre et bénéficier ainsi d’un étalonnage tout au long de ma course puis j’ai décidé que, bien au contraire, il fallait que je la quitte le plus vite possible : non pas parce que je présumais aller plus vite qu’eux mais parce que je suis mon pire ennemi et que je ne cours bien qu’en liberté et avec inconscience. J’ai essayé de faire bonne figure mais quand elle est partie je n’étais pas très fière ; mon Tarquinou non plus. Sur les trottoirs les parisiens goûtaient cette particulière saveur d’été encore effarouché. Alors évidemment, je me suis attendrie. A tout prix, ne pas penser. Et rien n’est moins invincible qu’un fantôme. Comme cela me semblait un peu rapide pour un semi et moyennement compatible avec ma fréquence cardiaque de sénateur en goguette, je n’ai pas vraiment porté crédit à ce calcul au “doigt mouillé” 1 et j’ai continué à profiter de l’ambiance. Tarquinet l’avait vue dans un jardin ouvert à tout va avant qu’elle ne s’ensauve lorsque mon garçon avait tenté de faire connaissance. De toute façon au point où j’en étais ma course était faite et compte tenu du relief de la fin de course, je n’y pourrais rien changer (je perds vraiment beaucoup de temps dans les côtes même de faible inclinaison). Qu’elles cessent de chercher mon assentiment, mes encouragements. Je me suis assise sur les marches, j’ai mis une serviette sur mes genoux et tout ce qui comptait d’âme dans la maison s’est mis en tête de sauver la bestiole.

Leurs yeux sont vides. Avec leur amour et leur confiance. La Cour de cassation avait pourtant bien précisé (Cf arrêt du 5 février 2014 concernant une jeune femme décédée d’un arrêt cardiaque lors d’une anesthésie précédant une liposuccion) qu’elle ne pouvait être exclue de ce dispositif indemnitaire… Et bien non, il s’est trouvé quelqu’un au ministère des finances pour glisser habilement un petit rectificatif à ces principes… et tout le monde a servilement voté ! Pour ceux qui ne me suivent pas sur twitter (parce que pour les autres, je doute qu’ils aient pu échapper à mes véhémentes indignations et à mes explications techniques), vous trouverez le détail des nouvelles dispositions dans ce billet du site de l’Association Nationale des Victimes de Dommages Corporels -indiquant un contact presse au cas où des journalistes voudraient des explications plus précises… Je ne sais pas ce qui me déprime le plus… qu’un gouvernement de gauche participe à cet inquiétant retour en arrière ou que ces mesures puissent être votées dans le plus grand silence et d’avoir l’impression que cela ne dérange quiconque… [billet à partager, à reprendre, à copier, à placarder, à chanter…] C est ce que Veuve Tarquine a écrit le 13/12/2014 Le plus frappant chez ceux qui sont persuadés qu’un enfant élevé par des parents homo est nécessairement en danger (puisque déséquilibré par principe) c’est qu’ils n’ont jamais fréquenté de famille homo… jamais vu de près ces enfants (et pour certains même jamais élevé le moindre marmot !). J’allonge les jambes… et je… fonce !!!!!!!!!!!!!!! J’ai fini au sprint. La population féline y est peu stérilisée et les chatons qui sortent des garages, des granges ou des arrière-cours sont légion. Sauf que là, maintenant, tout de suite, c’était la catastrophe. Je repars. Et la flèche ne m’a pas rattrapée ! Et puis, il y a le 35 ème. Sans effort particulier et sans vraiment y penser je venais d’améliorer mon temps sur semi… J’étais ravie, évidemment. 50’17 (en réalité 1h50’14 au chrono réel de l’épreuve). Et la Crevette (elle s’appelle Sookie mais dans mon cœur, elle restera la Crevette), elle n’a rien perdu au change ! Ce matin, elle est partie et a trouvé refuge chez Matoo et Colin Ducasse. Pour le reste, je me suis limitée à confectionner une jupette aux couleurs de l’association France Choroïdérémie, à retailler son tee-shirt officiel en débardeur et à me faire les ongles en vert… c’est vous dire de quel ordre étaient mes préoccupations… Bref, je vais vous faire l’économie de mes récriminations sur le nombre de toilettes mises à dispositions de 33. La douleur est là, pas très loin mais il y a surtout ce mur des quatre heures qui s’éloigne de plus en plus veuve cherche homme. On ne se nourrit pas de vide. On l’a nourri autant qu’il parvenait à avaler et puis on est tous partis se coucher en se répétant que s’il tenait la nuit, on filerait chez le véto à la première heure.

Le côté gauche a dégonflé tout doucement - même si j’ai longtemps cru que la déformation de l’arcade était telle qu’elle ne pouvait être que congénitale ! - et la troisième paupière qui recouvrait entièrement la pupille de chaque œil a régressé au fil des jours. Va-t-il tenir à cette vitesse durant deux heures ? Plus la vitesse est grande plus les chocs sont traumatiques. Je ne comprends pas bien ces concepts d’isolation ou d’énergie appliqués à l’humanité mais je sais que le jour où je ne serai plus capable de savourer le plaisir délicat de voir des gens heureux, il faudra vraiment que je me penche sur la façon dont j’ai rempli ma vie… Hier soir, il était tard quand je suis sortie du cabinet. J’ai juste pris garde à ne pas ralentir par trop dans les côtes (qui sont manifestement mon très gros point faible). Et cette limite qui disparaît m’importe terriblement. J’ai pris les médocs et j’ai foncé acheter de la pâtée pour chaton. Ceux qui m’aimaient ne m’ont pas quittée. Je sens la fatigue mais pas de mur à proprement parler. Surveiller mon allure ou mon temps me plombe bien davantage que de cavaler le nez au vent… je n’allais pas prendre le risque de courir en suivant quelqu’un ! Je dépasse donc tout ce petit monde et me laisse porter par ma préparation sans trop loucher sur l’heure ou ma vitesse. Mon pied gauche est à la fois engourdi, à la fois hypersensible. Il me reste un gel et un bon fond de gourde. Elle n’a pas trouvé de pipette mais une dosette de sérum physiologique ! Une seule ! Cela fera donc l’affaire ! Alors pendant 4 heures durant, on a alterné nettoyage et nourrissage millilitre par millilitre, millimètre par millimètre. Je n’ai même pas prêté attention au kilométrage sur le bord de la chaussée. Ils me traversent et me travestissent. .

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